Marcel Thiry, passeur de frontières
Infos
Place du 20-Août, 7 (Bât. A1)
4000 Liège
L’année 2024 est celle du centenaire du recueil poétique le plus célèbre de Marcel Thiry, Toi qui pâlis au nom de Vancouver. Cet automne, l’Association des romanistes de l’Université de Liège (ARULg) célébrera l’écrivain et son œuvre par une exposition et un colloque.
Marcel Thiry et les autocanons belges
Le futur écrivain Marcel Thiry (1897-1977) s’est engagé en 1915 dans le corps des autocanons belges. Avec quelque trois cents volontaires, dont son frère Oscar, il fait partie d’une mission chargée d’aller soutenir les troupes russes. La Révolution russe de 1917 marque la fin de l’aventure et les troupes belges sont priées de rentrer chez elles.
Les routes de l’Europe sont fermées, le retour se fera donc par l’Est. Marcel Thiry et ses compagnons traversent la Sibérie en train, puis prennent un paquebot pour l’Amérique. Les États-Unis les fêtent en héros. Puis c’est le retour en Europe, via Bordeaux.
De cette aventure, Marcel Thiry sortira profondément marqué. Il l’évoquera dans plusieurs livres, dont le recueil poétique Toi qui pâlis au nom de Vancouver, publié en 1924.
Pour en savoir plus : Marcel Thiry, une poétique dans la guerre?, par Lucien Noullez (Le Carnet et les Instants n°191).
Programme du colloque
- Gérald Purnelle, « Marcel Thiry parmi les poètes belges de langue française des années 1920 et 1930. »
- Catherine Lanneau, « Marcel Thiry, militant wallon et francophile. »
- Pierre Halen, « Paulo maiora canamus : un adage antique pour la modernité poétique dans l’entre-deux-guerres (à partir de la correspondance de Marcel Thiry avec Paul Dresse). »
- Marc Quaghebeur, « Voie lactée ou la métamorphose et l’intériorisation de la guerre. »
Réservation : via le site www.arulg.be ou par mail : arulg.asbl@gmail.com
